La joie Pascale

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Le christianisme se distingue des autres religions parce qu’à son origine nous trouvons un fait, une personne, une expérience historique : l’expérience de foi d’Abraham ; la libération de l’Égypte, et, surtout, ce qui s’est passé dans la semaine que nous appelons «sainte», la passion du Seigneur, sa mort sur la croix, la descente au sépulcre et la résurrection au troisième jour. Les disciples, qui avaient vu le Seigneur mort, Le voient maintenant vivant, avec les stigmates de la passion inscrits dans son corps glorieux : « Pourquoi est-ce-que vous cherchez dans la maison des morts celui qui est le Vivant » (Lc 24,5), demanda l’ange aux femmes, qui Le cherchaient dans le sépulcre : non, il est vide ! Le Seigneur est vivant, Il a vaincu la mort dans le lieu même de son triomphe ! (cf. 1Cor 15,26).
Les apôtres n’ont pas été témoins de la « résurrection » en elle-même, parce qu’il s’agit de l’action de Dieu qui reste cachée dans la nuit de son mystère ; ils ont été témoins du Ressuscité, le Seigneur qui apparut à Saint Paul à Damas, Lequel s’identifiait avec ceux que Saul de Tarse persécutait. C’est vers la communauté des disciples que Saul de Tarse a été envoyé et c’est là qu’il a pu trouver le Seigneur. Aujourd’hui, nous trouvons le même Seigneur présent dans la même communauté, toujours persécutée, à Damas encore et en tant d’autres parties du monde, par les Saul de Tarse modernes et contemporains !... Comme Saint Paul nous sommes aussi envoyés vers la communauté des disciples qui, même persécutée, continue persévérante dans la foi et dans la célébration des sacrements, de l’Eucharistie, le pain de la vie et le vin du salut !
De même que le dimanche est le jour consacré au Seigneur, le jour qui Lui appartient, le jour qu’Il a créé pour nous, de même la célébration de Pâques est le point culminant de la semaine sainte. Comme couples et comme conseillers spirituels, nous devons vivre ce jour dans cette atmosphère spirituelle de disponibilité intérieure, en prenant du temps pour Dieu et pour les autres (la famille, les enfants…).
La joie pascale est le fruit du pardon reçu, la forme la plus parfaite de l’amour. Voilà, en fait, l’amour qui sauve : ce n’est pas la science qui sauve, mais l’amour (Spe Salvi, 26), le seul qui peut guérir les blessures du cœur, si abondantes aujourd’hui.
Je vous souhaite une Sainte Pâques de la résurrection.

Père José Jacinto Ferreira de Farias