Le temps du Carême par le Père Farias

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Ces Cendres que Dieu aime

Nous commençons maintenant le temps liturgique de Carême, une sorte de longue retraite spirituelle pour toute l’Église. La couleur liturgique nous rappelle qu’il s’agit d’un temps de réflexion et de pénitence, dans le sens d’un changement de vie à partir de l’écoute plus attentive et fréquente de la Parole de Dieu, que l’Église nous donne très abondamment dans ce temps de grâces.

Temps de recueillement et de pénitence, le carême n’est pas un temps de tristesse, mais la proposition d’une pause au milieu des préoccupations quotidiennes, pour nous permettre de nous consacrer à l’essentiel de notre vie. Et, en fait, qu’est-ce que c’est l’essentiel ? Le mercredi des cendres nous en révèle le sens. Voilà ce que nous sommes : des cendres que Dieu aime ; voilà le sens de l’humilité, notre petitesse devant Dieu, mais qui, dans sa divine grandeur, selon les paroles de la Sainte Vierge, a regardé la petitesse de sa servante, la petitesse de nous autres, pauvres pécheurs.
Le Père Caffarel, dans un beau texte, nous rappelle une vertu aujourd’hui peut-être un peu oubliée : la bonne humeur (eutrapélie). Cette vertu manifeste la joie intérieure pour qui fait l’expérience d’être aimé. Actuellement c’est le Pape François qui insiste dans l’urgence de témoigner la joie de l’Évangile, en couple, en famille ; témoigner la joie d’être ce que nous sommes, des cendres aimées de Dieu.

Un de nos points concrets d’effort est le «devoir de s’asseoir». En son temps, le Père Caffarel invitait les couples à faire de devoir de s’asseoir, en ayant aussi la conscience du «devoir de la bonne humeur» !... Que le carême, comme temps de purification, soit pour nous tous une possibilité de redécouvrir, pour ceux qui l’ont perdu, le sens de la joie et de la bonne humeur, très importante pour la santé spirituelle de nous tous.